Jean-Louis Clergerie

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Spécialiste du Droit de l'Union européenne

Europe
Juriste et politologue, Jean-Louis Clergerie est Professeur émérite des Universités en droit public. Après avoir enseigné à l’Université d’Angers, de Tours, puis de Besançon, il rejoint en 1990 l’Université de Limoges, où il deviendra titulaire en 1992 de la « Chaire Jean Monnet ». Il a également été Professeur « visiteur » à l’Institut d’Études européennes de l’Université Libre de Bruxelles. Il est actuellement considéré comme l’un des meilleurs spécialistes français du Droit de l’Union européenne. Il a été à l’origine de la création du Diplôme d’Université d’« Études européennes » en 1992, du DU « Le justiciable et le Droit communautaire » (destiné aux magistrats, aux avocats et aux notaires), en 2000, (avec le soutien de la Commission européenne et en partenariat avec l’ENM, le CRFPA et la Chambre interdépartementale des Notaires), puis du DU « Pratique du contentieux européen » en 2015. Outre ses activités pédagogiques, il est l’auteur de très nombreux articles et de plusieurs ouvrages de référence et participe régulièrement à des émissions de radio et de télévision. Il donne régulièrement des conférences tant en France qu’à l’étranger.

À propos de son essai

L'Europe des artistes et des écrivains

« L’Europe des artistes et des écrivains », s’attache à traiter de la vision que ces différents créateurs ont pu avoir de ce qu’il convient d’appeler les « trois Europe » : l’Europe légende (la princesse de la mythologie grecque qui devait donner son nom au continent) ; l’Europe continent (territoire distinct de l’Asie qui partage la même culture) et l’Europe politique (projets d’union des États membres de la « famille européenne »). De très nombreuses représentations picturales ou littéraires s’attachent en effet, et ce depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, à nous les décrire avec plus ou moins de précision et de réalisme. Ces œuvres, qui s’accordent toutes à mettre en évidence la communauté de civilisation et de culture qui caractérise le continent européen, dont il est par ailleurs assez difficile de tracer avec précision les limites, ont pour principal objectif d’y assurer le maintien de la paix. Pour y parvenir efficacement et surtout durablement, tous préconisent de réaliser l’unité de ses différentes composantes, soit dans un cadre de type confédéral, qui implique la disparition des États au profit d’un super-État européen (les « États-Unis d’Europe » chers à Victor Hugo), soit dans un cadre de type plutôt confédéral, qui se fonde au contraire sur les États existants qui acceptent de déléguer à une assemblée commune (« Diète ») une partie plus ou moins importante de leurs attributions (« l’Europe des nations », chère au Général de Gaulle). Il n’est en effet pas possible de comprendre l’Europe d’aujourd’hui, qui ne semble malheureusement plus guère faire rêver les peuples, sans en connaître les origines aussi lointaines que diverses. Avant d’être la création des économistes et des politiques, n’est-elle pas d’abord une « invention des écrivains », selon l’expression d’Heinrich Mann ?
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